CultureLab

identités plurielles

 

     À la direction musicale du livret...

 

 

18 participants !

Cette année, nous, jeunes de douze pays différents, nous sommes rencontrés au CAVILAM-Alliance française, pour concevoir un projet commun impulsé par l’Institut français : Culturelab identités plurielles, développé sous un angle musical. Construit autour du Festival des cultures du monde de Gannat, cette expérience nous a invités à la découverte, au partage et à l’échange. Il s’agit non seulement d’une communication entre les membres du groupe, mais aussi d’une interaction entre les festivaliers, les musiciens, les danseurs, les chanteurs et les professeurs de musique, issus du monde entier.

Durant deux semaines, nous nous sommes concentrés sur les éléments musicaux des cultures traditionnelles du monde. Nous avons enregistré les sons de différents instruments de musique, questionné les artistes sur leur culture et la musique de leur pays. Ce projet a inclus également de mini-interviews auprès du public, pour capter leurs émotions musicales.

L’angle choisi cette année nous a permis de composer cette œuvre, basée sur la richesse de la musique, de la culture et des identités plurielles. Nous avons le plaisir de vous présenter ce projet, en espérant que vous vivrez les mêmes émotions que nous avons ressenties en créant ce livre.

                                                                                                                       Anastasija, Daria et Jennifer

À la rencontre

des cultures « musicales »

du monde

 

Un festival

pour des cœurs à l’unisson

Gannat réunit une fois encore toute la richesse artistique du monde pour son 41e festival du 18 au 28 juillet 2014. Les cinq continents y parlent une langue universelle, celle de la danse et de la musique ; soit un lieu où tous les cœurs sont à l’unisson.

Selon Emmanuel Fosse, le directeur du Festival, chaque édition tente de réunir les quatre coins du monde. Environ 500 volontaires s’activent pour accueillir différents groupes folkloriques. Spectacles, concerts, défilés… les artistes se succèdent pour offrir une large palette de « saveurs », de couleurs et de mélodies du monde.

L’art, dont la musique, est une partie de notre identité qu’on ne peut négliger. Les festivals comme celui de Gannat perpétuent les traditions et renforcent, malgré certaines peines, l’amitié entre les peuples.                                                                                            Fariha et Nellah

"J’ai 10 passeports !

Le dernier a 48 pages !"

"Questionnez les anciens. Ils vous rapporteront des tas d'histoires que vous pourrez vous-mêmes raconter. C'est comme cela que l'on transmet la mémoire."

Jean Roche : l'homme sans frontières

"Je suis un citoyen du monde."

"L’endroit où l’on organise tous les ans le Festival, était avant un marché, j’y allais avec mon père pour vendre et acheter des chevaux."

 

Au milieu des artistes

 Agitation dans les coulisses avant le début du spectacle.

(Jennifer)

 

Deux jeunes françaises se coiffent avant de danser la traditionnelle bourrée auvergnate au spectacle d’ouverture.

(Daria)

En attendant la parade d’ouverture du Festival, le calme coloré avant la tempête. (Danielle)

 Pique-nique improvisé et danse au pied levé, pour éloigner les orages d’été qui ont taquiné les festivaliers. (Danielle)

 

Sous le chapiteau, les techniciens apportent les derniers réglages avant le spectacle d'ouverture.

Même signe, deux significations : le V de la Victoire chez les Japonais veut dire autre chose chez le petit garçon français (en vert sur la photo) ; pour lui, le V représente des oreilles de lapin, pour faire une petite blague. Mélange des cultures avant le défilé.

(Jennifer)

"La musique est une révélation plus haute que toute sagesse et toute philosophie."

                                                            Ludwig van Beethoven

 

Six festivaliers ont été invités à écouter la musique d'un pays dont les intervieweurs ont tu le nom. À quelle nation vont-ils penser ?

Cliquez et découvrez-le !

 

Fa Si La... trouver ?

Son du pays à découvrir.

Réponse : la Colombie

Son du pays à découvrir

Son du pays à découvrir

Son du pays à découvrir

Réponses : 1. le Japon / 2. la Russie / 3. la Serbie.

Luc Roche

Violoniste et professeur de violon.

Des maîtres de musique

Quelle est votre profession ?

Je suis professeur de violon à l’école de musique municipale de Gannat. J’enseigne la musique traditionnelle surtout en Auvergne. J’ai 25 élèves violonistes et 10 élèves qui jouent de la cornemuse. Parallèlement, je suis musicien et avec mon groupe je me produis de temps en temps le week-end en France ou à l’étranger.

Comment vous est venue l’envie de faire de la musique ?

J’ai commencé par la musique classique, puis je l’ai arrêtée pendant 12 ans. J’allais toujours au festival de Gannat comme guide de groupe,  cuisinier, organisateur… j’ai fini par m’intégrer dans le groupe folklorique de Gannat.

Pourquoi le violon ?

J’ai appris des anciens musiciens.  Il existe une tradition du violon dans la région. Cela fait plus de cent ans que dans les villages, il y a des joueurs de violon, de cornemuse, etc. Mon arrière arrière grand-père, par exemple, jouait du violon.

Eunsu et Abdyrahym

 

Pouvez-vous nous parler de l’instrument  dont vous jouez ?

Je joue de la cornemuse du centre de la France. Il existe 22 types de cornemuses différentes dans notre pays. En fait, « cornemuse » est un terme générique. La mienne est une cornemuse « musette ».

À quelle occasion joue-t-on de la cornemuse en France ?

La cornemuse est un instrument qui peut fonctionner dans toutes les situations et qui peut accompagner tous les sentiments. On peut en jouer au cours d’une fête, quand on boit, quand on mange, quand on danse, mais aussi au moment d’un enterrement lorsque les gens sont en route  vers le cimetière.

Le son de la cornemuse exprime-t-il quelque chose de particulier pour vous ?

C’est comme un langage. C’est une voix.Un instrument dont on peut jouer d’une manière très gaie, très majeure ou très triste.                                                 Danielle et Shiba

 

Olivier Gitenait

Professeur et joueur de cornemuse.

Le nom balalaïka signifie « bavarder, babiller, plaisanter ». Autrefois, cet instrument était aussi fabriqué à partir de citrouilles. Aujourd’hui, il existe différents types de balalaïkas, mais en bois. Moins jouées de nos jours, elles continuent toutefois à être présentes dans les festivals ou les concerts de musique traditionnelle. (Nellah)

Boîtes à musique

La domra est un des instruments traditionnels les plus anciens de la Russie. À l’origine, elle était fabriquée à partir d’une citrouille évidée. Cet instrument était utilisé par les Skomorokhi, les baladins qui voyageaient dans le pays, rapportant des informations. Et comme celles-ci n’étaient pas toujours appréciées des autorités, le tsar Ivan le terrible l'interdit. Les domras furent brûlées sur la place publique. Cet événement permit l’apparition de la balalaïka. (Daria)

Le « concertina » ou accordéon est fabriqué en bois, carton, métal et cuir. Le bodhran est un petit tambour en bois, peau de chèvre, métal et cuir. Les instruments sont accordés avant chaque spectacle, mais il faut les réaccorder sur scène en raison des effets de la température ambiante ou du vent. (Danielle)

 

Le tambour Gomero est originaire d’Espagne et a été adapté dans les Îles Canaries. Il vient plus exactement de l’Île de San Sebastián de la Gomera, d’où son nom.  Il y a une technique très spécifique pour en jouer : on utilise une baguette et il n’y a que deux mouvements. Sur la photo, le musicien introduit une petite clé dans un trou : cela tend le cordon central, ce qui change alors le son. (Jennifer)

Le siku se joue en Argentine du nord, en Bolivie et au Pérou. Il en existe deux autres types qui s’appellent malta et zanca. Le nom et le son de l’instrument se différencient selon le nombre de sikus que l’on met l’un sur l’autre. (Shiba)

Ce grand tambour japonais en bois de

« sen » s’appelle odaiko. Pour jouer de

cet instrument, deux personnes, munies

d’une baguette, se positionnent de chaque

côté du tambour. Jadis, l’okaido était joué

en l’honneur d’une divinité. Maintenant,

il est devenu plus populaire. (Eunsu)

P'tites notes à part : les insolites

Ces bouteilles au sol, remplies de vin, sont portées sur la tête par les femmes de la troupe folklorique de Hongrie. Cette boisson est destinée à attirer les hommes pour ensuite les séduire.

Un des artistes du groupe Sewan American Indian Dance fait un signe amical à un enfant, sans doute attiré par les jolies plumes de sa coiffe.

Un bisou amical entre deux connaissances qui résonne comme un  message de tolérance.

Petite promenade musicale

Par Anastisija,

avec le concours de Diya, Fariha et Ghassan

Un festival pour tous

C’est dans le son, l’identité

C’est dans la musique, la liberté

C’est dans le rythme, la magie

Au festival pour tous

 

La harpe répond à la flûte

Les tambours saluent l’accordéon

Les cornemuses font le lien

Au festival pour tous

 

Quand les pieds commencent à s’agiter

Quand les robes commencent à tournoyer

Quand les voix commencent à chanter

Au festival pour tous

 

Nous entendons la rupture de la scène

Nous entendons le vent qui porte les notes

Nous entendons le bruissement des feuilles

Au festival pour tous

 

C’est la musique, la langue universelle

C’est la musique, le reflet-étincelle

C’est la musique qui donne la vie

Le mouvement, l’attachement, l’envie

 

Où la tradition devient vivante

Où l’identité devient innovante

Dans un mélange de voix douces

  Voilà ! Un festival pour tous.

 

Danielle et Haniyeh

Au nom des participants du projet CultureLab identités plurielles...

Et nous n’oublions pas nos professeurs, Christelle Garnaud, Myriam Rembaut et Soizic Pélissier, pour l’énergie, le soutien et les conseils qui nous ont permis de mener à bien ce projet.

nous tenons à remercier l’Institut français de nous avoir permis de participer à ce projet.

 

Nos remerciements s’adressent également à monsieur Michel Boiron, directeur du Cavilam-Alliance française, qui nous a chaleureusement accueillis dans son établissement.

 

Nous sommes reconnaissants à monsieur Jean Roche de nous avoir donné l’occasion de découvrir la diversité culturelle.

Nos pensées vont à l’ensemble de l’équipe du Festival et plus particulièrement à Emmanuel Fosse, Fanny Houët et Jacqueline.

 

Nous saluons le talent des bénévoles et leur gentillesse ainsi que celle des guides qui a été très appréciée.

Nos sincères amitiés aux habitants de Gannat et aux familles d’accueil avec qui nous avons partagé 15 jours de bonheur.